Leçons de la crise Covid19 : il faut davantage de fédéralisme !

La Confédération n’était pas prête à affronter cette crise. Nous devons nous interroger sur notre fédéralisme helvétique et viser une amélioration de nos institutions qui ont révélé de grandes faiblesses au niveau suisse.

Brillant et pertinent comme à son habitude, le conseiller d’Etat Mauro Poggia vient de donner sa vision de la crise au niveau institutionnel dans la Tribune : « La Suisse était insuffisamment préparée » (tdg.ch, 15 mai 2020).

Très nettement, la Confédération a été contrainte de prendre le « leadership », tout en maîtrisant mal les particularités locales et en particulier le Tessin ou Genève qui, proches de l’Italie du nord, ont été les plus exposés.

Ce problème est d’ailleurs significatif d’une tendance générale où la Confédération veut s’occuper de tout sans avoir la possibilité de bien faire son travail, comme le dit si bien la maxime : qui trop embrasse mal étreint.

Nous connaissons le même cas de figure avec l’assurance-maladie où tout est centralisé de manière abusive au niveau de la Confédération. Il est impératif d’avoir une gestion réellement décentralisée à l’échelon des cantons afin de mieux tenir compte des réalités.

L’heure est venue de procéder à un renforcement du fédéralisme et à un accroissement du pouvoir dévolu aux cantons qui ont le grand avantage d’être proches des citoyens.

Au passage, on relèvera la gestion catastrophique des politiques sanitaires qui sont monopolisées par les lobbys peu clairs des assurances-maladie, en particulier le diktat qui oblige les cantons à subventionner les cliniques privées, créant une confusion malsaine entre le secteur privé et le public.

La crise Covid19 est un révélateur de nos faiblesses

 

François Baertschi, député MCG au Grand Conseil de Genève

 

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