Assurance-maladie: un système bâclé et incohérent

Voici quelques observations sur notre système d'assurance-maladie qui nous conduira au désastre.

Voyons l'état des lieux de l'assurance-maladie.

C'est un système mis en place par des lobbys présents aux Chambres fédérales.

La gestion rationnelle de notre organisation de santé suisse est rendue impossible en raison de l'absurdité de notre système d'assurance-maladie.

Les vrais exécutants et les payeurs de notre structure sanitaire sont situés au niveau cantonal, les décideurs sont placés au niveau fédéral, bloquant ainsi les postes-clés.

Les caisses d'assurance-maladie sont des structures privées qui ne sont pas vraiment contrôlées et qui bénéficient de l'obligation d'assurance imposée par l'Etat fédéral.

Autant le système d'assurance sociale AVS, abouti et cohérent, est un succès, autant le système d'assurance-maladie, bâclé et incohérent, est un échec.

Dès lors, le parasitisme et l'affairisme prospèrent, au détriment de la bonne gestion et de la prospérité financière des assurés.

On pourrait développer durant des heures toutes les insuffisances - voire les dangers - du système d'assurance-maladie avec pertinence. Mais cela serait insuffisant.

La piste a été lancée, au travers d'une initiative qui devrait être relancée: une organisation cantonale de l'assurance-maladie proche de la réalité sanitaire. Il faudrait un sursaut de l'opinion publique, une vraie prise de conscience.

Aujourd'hui, le meilleur allié du système d'assurance-maladie c'est l'ignorance.

 

Commentaires

  • Malheureusement vous portez la mauvaise étiquette politique. Non à cause de vos choix, mais parce que le gens aiment les étiquettes, comme les jeunes le font pour les "pompes" et l'étiquette MCG empêche bien des personnes de lire sérieusement vos propositions quitte à en faire ensuite le tri.
    Cette remarque ne concerne pas seulement votre parti et c'est une maladie due en parti à l'influence des moeurs politiques françaises, ou le choix entre gauche et droite empêche souvent toute réflexion sur le fond des prises de position.

  • Contrairement à vous, j'estime que l'étiquette MCG est excellente.
    La ligne politique: ni gauche ni droite, les citoyens au lieu des lobbys.
    L'action: notre groupe parlementaire fait triompher la ligne du bon sens, avec un équilibre entre le dynamisme économique (pas de hausse d'impôt, voire des baisses), une responsabilité sociale (stabilisation de la retraite des Genevois), limiter les dimensions de l'Etat en privilégiant la qualité à la quantité.
    Mauro Poggia mène à la perfection la gestion d'un département exigeant centré sur la santé et la sécurité, malgré des conditions objectivement difficiles.
    Aucune difficulté ne lui a été épargnée, aucune difficulté n'a été épargnée au MCG,
    Nous nous battons, malgré les attaques de mauvaise foi, tout à fait stérile.
    Je suis particulièrement fier de l'étiquette MCG.
    François Baertschi, député MCG au Grand Conseil

  • Lorsque je parle d'étiquette, je ne porte pas un jugement sur le parti, vous l'aurez compris. Je constate simplement que beaucoup de gens font la grimace lorsqu'elle est évoquée et que, malgré l'excellente prestation de Mauro Poggia, son score reste faible, ou l'est redevenu après une période plus florissante il y a quelques années.
    Vous constatez vous-même que "aucune difficulté n'a été épargnée au MCG", c'est à cela que je faisais référence et non aux qualités que vous énumérez.

  • Les seules prestations qualifiables "d'excellentes" de la part de l'actuel élu en charge de la santé, M. Poggia, se situent au niveau de ses prestations devant les médias - sa communication.
    Entre autres, comment M. Poggia justifie-t-il les frais énormes, abusifs, facturés en période de confinement,
    - aux femmes enceintes, pour leur suivi, ainsi que pour leurs accouchement?

    A lire ces rapports, j'ai été estomaquée de constater en 2020, les mêmes abus dans les facturations hospitalière pesant sur les mères, existantes avant la LaMal obligatoire de Dreyfuss (assurances mal. privées non obligatoires auxquelles je cotisais), où l'hosto m'a fait payer cash la facture de l'accouchement en urgence /prématu, de mon fils.

    Cet exemple de facturation abusive par assurances envers des mères, en période de mesures Covid-19 "extra-ordinaires"

    est l'un des nombreux indices exposant comment M. Poggia ne s'est pas du tout attelé à corriger la masse des déviances facturations & abus côté assureurs, tout au contraire,
    mais à pour le moins "laissé courrir", tout en se conservant, du haut de son siège politique "le verbe haut".

  • Il y a une loi la LAMal, que Mauro Poggia a contestée et qui organise les tarifications médicales. Vous lui demandez de se substituer à la loi, ce qui est impossible. En revanche, il s'est engagé avec détermination sur deux axes: 1. défendre au mieux les patients et les assurés en tenant compte de la réalité présente, 2. faire des propositions pour améliorer la situation actuelle qui est insatisfaisante.
    Il est faux de prétendre qu'il ne s'est pas attaqué aux déviances de facturations et aux abus des assureurs. Contrairement à beaucoup qui se sont tus ou n'ont rien fait, il a agi.
    Mais vous oubliez un détail: les lobbys sont tout-puissants à Berne avec le soutien des partis suisses présents au Conseil fédéral.
    Je trouve vos critiques particulièrement injustes et mal informées.

  • Vous oubliez que la LaMal est l'œuvre de la socialiste Dreifuss !

  • Vous faites les éloges de qui vous voulez. Je n'ai pas prétendu faire un constat d'expert, mais un comparatif, à juste titre, en tant que femme et mère, entre ce que j'ai du payer, en tant qu'assurée mal privée, pour accoucher, et les tarifs appliqués à des assurées en cette période de confinement.

    Les femmes, à la louche 50% des assurés en nombre, et bien plus, en termes d'activités médicales.
    On ne vous savait pas - on le découvre - si "pro-Poggia", M. Baertschi.

  • M. Baertschi, je parlais des tarifs abusifs appliqués aux assurées, quant à leurs obligatoires soins pré- et accouchement, "en raison des mesures dues au Covid-19",
    ce qui n'a rien à voir avec la loi LaMal.
    Merci de tenir compte de ce détail, sur lequel se base mon commentaire.

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