Un vrai tabou: Genève arnaqué par la Confédération

Il existe un tabou qu'aucun conseiller national, aucun journaliste n'ose attaquer. Genève se fait arnaquer en toute beauté par la Confédération. La seconde vague du Covid est plus que révélatrice.

De quoi ont-ils peurs, tous autant qu'ils sont, politiques ou journalistes? C'est incompréhensible. Au lieu de soutenir Genève et la Suisse romande durant la crise sanitaire de cet automne, le Conseil fédéral ne nous a pas apporté le soutien suffisant, sous la houlette du grippe-sous en chef Ueli Maurer, toujours prêt à chiper le pactole fiscal de Genève (300 millions de péréquation financière à notre détriment chaque année), sans nous soutenir au moment où notre canton a le taux le plus élevé de cette pandémie au niveau européen.

Pour que le système hospitalier genevois n'explose pas et afin d'éviter de devoir trier les patients devant être soignés, des mesures très fortes ont été prises. Aucune solidarité n'est venue du canton de Vaud et de la Confédération, ce qui interroge sur le lien confédéral entre les cantons. Quand cela concerne notre canton, il est évident que la solidarité va toujours dans un seul sens, c'est-à-dire au détriment de Genève.

L'arnaque a été évidente cet automne. Genève seule a dû dépenser des dizaines de millions pour sauvegarder l'économie et fermer ses magasins, alors que Vaud s'enrichissait sur notre dos. Notre système hospitalier, au bord de l'implosion, a dû être protégé par des mesures d'une dureté que nous n'aurions jamais imaginé. Et tout cela s'est déroulé de manière catastrophique en raison de l'irresponsabilité et de la bêtise collective d'un Conseil fédéral qui s'est moqué de Genève.

J'ai beaucoup de peine à imaginer le peu de réactions qui s'expriment pour dénoncer cette arnaque confédérale et défendre les intérêts de Genève.

C'est pourquoi le mot d'ordre du MCG, Genève d'abord, est plus que jamais d'actualité.

François Baertschi, député MCG au Grand Conseil

Commentaires

  • C'est ce qu'on appelle le fédéralisme. La République prend tout et elle redistribue de manière uniforme, le fédéralisme est moins vorace avec les cantons riches qui peuvent se permettre de se noyer sous les fonctionnaires, d'avoir une culture au niveau de son égo, ....

    Pas de péréquation, signifie vouloir l'indépendance, et là, pas certain que les votations feraient plaisir à la droite dans un canton bien à gauche. Il faut voir le bon côté, ces 300 millions, c'est le prix à payer pour ne pas vivre sous le régime de la gauche radicale!

  • 300 millions. Il s'agit là de la seule péréquation directe. A l'époque où celle-ci s'élevait à 250 millions, Genève estimait la péréquation globale, soit directe et indirecte (par exemple via l'IFD) à un milliard et la Berne fédérale à 750 millions. Dès lors pas la peine d'aller chercher plus loin pour le déficit de l'année à venir et pour la dette du canton.

    Les Vaudois, eux, bénéficient un peu de la péréquation directe.

    Le gouvernement valaisan encaisse beaucoup et va faire circuler le coronavirus grâce aux stations de sports d'hiver. Catastrophe garantie. Transferts de patients hors du Valais. Mesures de restriction supplémentaires en Suisse romande, à Genève et ailleurs. Le Conseil fédéral doit, par un accord avec les pays voisins (et cela est de sa compétence), régler cette question de nature à ternir la réputation de la Suisse, rapidement et dans le sens du respect du droit à la vie.

  • Vous avez mille fois raison. Les montants considérables que Genève verse à la Confédération devraient rendre un peu plus poli le conseiller fédéral Ueli Maurer. A force de cracher dans la soupe genevoise, qu'il avale goulûment, il risque bien de s'étouffer. Sa position est dans tous les cas indécente. Quant aux autres cantons qui nous demandent toujours d'être solidaires, cette solidarité ne doit pas être à sens unique et se faire uniquement au détriment de Genève.

  • Jeeeezeeees ! Mais qu'attendez-vous donc pour demander votre sortie de la Confédération ? Je rêve moi de lancer une initiative pour éjecter votre canton et celui du Jura hors de nos murs... Mais je dois vous dire que la place est déjà prise par Monaco et que vous aurez beaucoup de peine à régater...
    Pour le Jura, pas de problème. Les syndicalistes bornés et obtus étant majoritaires en douce France...

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